LES
NORMES ET LES CONTRAINTES ETATIQUES
dernière révision de ce
texte : le 7 decembre 1997
(©J.-H. DRIARD - 1997)
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Jusqu'en 1983, la planification urbaine était, dans
les textes, l'oeuvre conjointe de l'Etat et des collectivités locales.
Mais la prééminence de l'Etat était évidente dans les faits.
Le mouvement de décentralisation, qui a entraîné
un vaste transfert de compétences au profit des communes en matière
d'urbanisme, a bouleversé la logique des procédures. Jusque là, l'Etat
maître d'œuvre des documents d'urbanisme était le garant naturel des
intérêts autres que celui des communes.
Or la décentralisation ne devait pas conduire
à la méconnaissance de ces intérêts. Aussi la régulation des
différents intérêts généraux est-il désormais assuré par un étroit
maillage de textes d'origine supra-conmunale insérant l'action communale
dans un ensemble d'obligations et de règles générales servant à
canaliser son développement.
Destinés à s'appliquer sur l'ensemble du
territoire, ces obligations et normes générales n'ont pu être adaptées
aux situations particulières. Ces dernières requièrent l'emploi
d'instruments spécifiques de planification.
Il faut donc aborder successivement
- d'une part le cadre général de la planification
urbaine
- d'autre part les procédures spéciales
d'affectation de l'espace
I - LE CADRE GENERAL DE LA
PLANIFICATION URBAINE
La liaison entre aménagement urbain et planification
n'apparaît en France qu'empiriquement. Cette idée apparaît d'abord au
niveau communal où sont élaborés les premiers "plans
d'urbanisme" destinés à donner plus de cohérence à l'aménagement
urbain.
La planification globale en France est apparue à la
fin de la deuxième guerre mondiale. Elle est consacrée en 1946.
L'aménagement du territoire en 1950. L'aménagement régional en 1955.
La loi d'orientation foncière de 1967 essaie
d'utiliser cette planification comme cadre général. L'ancien article
L.122-1 CU dispose alors que "les Schémas Directeurs orientent et
coordonnent les programmes de l'Etat, des collectivités locales et des
Etablissements et services publics établis dans le cadre du Plan de
développement économique et social ". La planification
urbaine n'était donc conçue que comme une simple mise en oeuvre de la
planification nationale.
La hiérarchie Plan de la Nation/Schéma
Directeur/POS est restée toute théorique du fait du manque de cohérence
entre ces différents documents et du déclin de la planification
économique. Aussi en 1983, la référence au Plan pour les Schémas
Directeurs est abandonnée (cf. art L.122-1 CU nouveau). La cohérence,
pourtant toujours nécessaire, a été recherchée par d'autres voies.
Le principe est de soumettre toutes les
collectivités publiques concernées, quelque soit leur niveau, à des
directives générales, à une finalité globale définies par l'art L.110
CU. Mais la portée de ces dispositions, pures pétitions de principe, est
peu évidente.
Le cadre général à la planification urbaine
peut être défini également au travers d’une réglementation classique
qui, générale et impersonnele, peut se révéler parfois inadaptée aux
réalités locales.
La réforme de 1983 a fait donc apparaître des
mécanismes juridiques nouveaux qui ne s'intègrent pas dans une relation
hiérarchique classique. Certains documents peuvent avoir un champ
d'application géographique étendu sans être réellement supérieurs
hiérarchiquement à des plans locaux. D'autres peuvent être purement
locaux mais s'imposer aux documents d'urbanisme communaux.
Cet ensemble de normes est assez disparate et
ne peut être présenté d'une manière strictement pyramidale, les champs
d'application et la force contraignante restant très diversifiés selon
les documents.
Une remise en ordre a été tentée au travers des
Directives Territoriales d’Aménagement. Mais les incertitudes et le
rythme peu soutenu de leur élaboration ote à ces documents tote utilité
immédiate.
Seront donc traitées dans ces pages :
- Les règles générales de l'urbanisme, à propos
desquelles il faut s'interroger sur leur contenu
et sur leur portée
- La règle de constructibilité limitée en
l'absence de POS (à venir)
- Les lois et prescriptions d'aménagement et
d'urbanisme (à venir)
- Les projets d'intérêt Général (à venir)
- Les servitudes d'utilité publique (à venir)
- Les Directives Territoriales d'Aménagement (à
venir)
II - LES PROCEDURES SPECIALES D'AFFECTATION DE L'ESPACE
(à suivre)
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