|
LES CERTIFICATS D'URBANISME
"D'INFORMATION"
(dernière
révision du texte : 14 juillet 2001)
(©J.-H. DRIARD)
NAVIGATION
sommaire > les
autorisations d'urbanisme > les certificats
d'urbanisme > les certificats informatifs
PLAN
I - La
note de renseignement d’urbanisme
II - Le certificat d’information générale (art.
L.410-1, al 1 c. urb.)
III - Le certificat opérationnel (art. L.410-1, al 2
c.urb.)
| NOTA : Les
articles du code de l'urbanisme en lien actif ouvrent une fenêtre
indépendante vers le texte de ces articles sur Légifrance. |
A l’origine, le certificat d’urbanisme
avait pour rôle d’informer le propriétaire sur ses droits et
obligations au regard de la réglementation de l’urbanisme, et ce de
façon la plus complète possible.
Mais devenu d’un maniement très
complexe pour les non professionnels, il a été rapidement considéré
comme "trop complet" pour un simple renseignement courant.
Aussi, la pratique a-t-elle créé la
"note de renseignement d’urbanisme" qui s'est superposée aux
deux types de certificats d'urbanisme proprement dits :
Un premier certificat dit
"a", parce que prévu à l’article L.410 (a) (ancien) c. urb. qui
indiquait si le terrain objet de la demande pouvait être "affecté
à la construction". Ce certificat était également appelé le
"certificat de constructibilité".
Un second certificat dit
"b", parce que prévu à l’article L.410 (b) (ancien) c. urb. qui
indiquait si le terrain objet de la demande pouvait être utilisé pour la
réalisation d’une opération déterminée. Ce certificat était
également appelé sans doute maladroitement le "certificat d’accord
préalable".
La loi n° 2000-1208 du 13 décembre
2000 relative à la solidarité et au renouvellement urbain (dite
"loi SRU") est venue modifier cette répartition des rôles en
faisant perdre au premier type de certificat son caractère de
"certificat de constructibilité".
Il existe désormais trois types de
certificat :
La note de
renseignement d’urbanisme,
Le certificat
"d’information générale",
Le certificat
"opérationnels".
I -
La note de renseignement d’urbanisme
Ce document est une création de la
pratique administrative. Dès l'origine, chaque service avait mis au point
sa propre procédure et son propre formalisme de présentation et de
contenu. Afin de remettre un peu d'ordre, une circulaire de 1973 a
entériné l'existence de ce document en créant la "lettre de
renseignements" traduisant la nécessité de mettre à disposition
des administrés un document informatif directement accessible à tous. Ce
document est devenu une "note de renseignements d’urbanisme"
par la grâce d’une circulaire de 1985.
Ce document ne possède encore
aujourd'hui aucune existence légale et ne constitue qu’une simple
normalisation de renseignements informels. Il s’en délivre toutefois
environ 200.000 chaque année !
vers le haut de la page
II -
Le certificat d’information générale (art. L.410-1, al 1 c. urb.)
Il s’agit de l’ancien certificat
de "constructibilité", dont la nature a été fortement
modifiée par la loi S.R.U. précitée : la nouvelle rédaction de l’article
L.410-1 constitue en quelque sorte un retour au sens originel du
certificat d'urbanisme en le transformant en simple document d’information
sur les droits à construire attachés à un terrain.
Un administré n’est jamais obligé
de demander un tel certificat avant de solliciter une autorisation de
construire. C’est cependant parfois préférable, voire souhaitable car
le droit de l’urbanisme est devenu un "droit de spécialiste"
: il est très difficile pour un propriétaire, même de bonne volonté,
de pouvoir déterminer seul, à la lecture du plan d’occupation des
sols, ses droits et obligations de futur constructeur.
C’est toutefois sur ce point que
risquent de se cristalliser les difficultés pratiques. En effet l’ancien
certificat dit "a" précisait au demandeur si le terrain pouvait
"être affecté à la construction". Le certificat était donc
dit "positif" lorsque le terrain était
"constructible" et "négatif" s’il était
inconstructible.
Depuis la réforme introduite par la
loi S.R.U., ce certificat se contente d’indiquer les dispositions d’urbanisme
et les limitations administratives au droit de la propriété, le régime
des taxes et des participations applicables au terrain ainsi que l’état
des équipements publics existants ou prévus (art L.410-1 c. urb., al 1
nouveau). En d’autres termes, le certificat n’est ni
"positif" ni "négatif", mais
"neutre". Il ne s’agit plus d’un certificat de
constructibilité mais d’une simple photographie de l’état des
règles locales d’urbanisme applicables à un terrain donné à un
moment donné.
Ainsi, l’administration n'est plus
conduite à prendre partie sur les conséquences concrètes de sa propre
réglementation et laisse le soin au propriétaire de tirer ses propres
conclusions des renseignements fournis... dans la mesure où celui-ci est capable de faire son affaire seul de la compréhension de règles et de
documents souvent très complexes.
vers le haut de la page
III
- Le certificat opérationnel (art. L.410-1, al 2 c.urb.)
L’appellation courante de
"certificat d’accord préalable" du certificat dit
"b" n’a jamais été très adapté à la réalité juridique
que recouvrait ce document. Il n’a jamais été
considéré, en effet, comme un permis de construire simplifié ou "pré-permis
de construire". Il est toujours demeuré un renseignement.
Il faut dire que les termes
généraux introduisant une large souplesse ne manquaient pas dans l’ancienne
rédaction de l’article L.410-1.
La nouvelle rédaction de l'article présente au
moins l’avantage de la concision puisqu’il est désormais écrit que
le certificat précise si le terrain peut être utilisé pour la
réalisation d’une opération particulière dès lors que le demandeur
aura lui-même caractérisé celle-ci en indiquant notamment la
destination des bâtiments projetés et leur superficie hors oeuvre.
Le maintien de l’adverbe "notamment"
montre bien qu’il s’agit du minimum d’information requis. Comme sous
l'empire de l'ancienne législation, plus le demandeur apportera
d'informations complémentaires à l'administration plus la réponse aura des chances d'être
précise et fiable.
NAVIGATION
sommaire > les
autorisations d'urbanisme > les certificats
d'urbanisme > les certificats informatifs |