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LA LOI D'ORIENTATION
POUR LA VILLE
ET LE FINANCEMENT DE L'URBANISME
(dernière
révision de ce texte : 7 février 1997)
(J.-H. DRIARD)
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PLAN
I- Les contribution nouvelles
II- Les avantages fiscaux
Le législateur a pris conscience que l'aménagement
public urbain coûtait cher aux collectivité territoriales. Ila donc
voulu apporter des ressources supplémentaires. C'est pourquoi la loi
d'orientation pour la ville contenait un volet financier non négligeable.
Or les retouches successives apportées à ce texte ont considérablement
affaiblis cet aspect du texte, ce qui explique le "point
d'interrogation" qui orne le titre de cette partie de l'étude.
Le renforcement voulu par le législateur passait à
la fois par la création de contributions nouvelles (I)
et par de nouveaux avantages fiscaux (II).
I- Les contribution
nouvelles
A l'origine, la participation nouvelle la plus
importante était la Participation à la Diversité de l'Habitat qui
pouvait être instituée par les communes disposant d'un programme local
de l'habitat. La réforme de 1995 a supprimé cette participation car
techniquement trop complexe et économiquement inopportune car augmentant
encore les charges de la construction. Cette suppression relativise donc
le renforcement des moyens financiers voulu par la LOV.
Il ne subsiste donc plus que la Taxe Spéciale d'Equipement
destinée spécifiquement à financer les Etablissements publics fonciers.
C'est une taxe additionnelle aux impôts directs locaux.
Cette contribution mérite d'être étudiée en
détail. Il conviendra donc de se reporter à l'étude spécifique qui lui
sera consacrée.
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II- Les avantages
fiscaux
Les propriétaires qui subissent des déficits
fonciers à l'occasion d'opérations de réhabilitation immobilière ne
peuvent désormais reporter ce déficit sur le revenu imposable qu'à
quatre conditions : les locaux doivent être exclusivement à usage
d'habitation, le propriétaire doit s'engager à louer à usage
d'habitation principale pendant neuf ans, la location doit être effective
dans l'année qui suit les travaux, une convention doit être passée avec
l'Etat pour respecter un niveau maximum de loyer et de ressources du
locataire.
Les collectivités locales peuvent désormais
exonérer de taxes professionnelles les entreprises qui s'implantent dans
les grands ensembles ou les quartiers dégradés. La liste de ces
quartiers est fixée par décret. Les entreprises visées doivent employer
moins de 150 salariés. L'exonération est valable cinq ans et son montant
est plafonné à une base nette imposable de un million de francs.
De ces aides fiscales, il faut rapprocher le système
des zones-franches mises en place en 1996/1997, qui sont conçues pour
attirer les entreprises dans les zones urbaines les plus défavorisées.
L'importance de ces zones (et les critiques qu'elles ont attiré) mérite
une étude particulière qui sera réalisées par ailleurs.
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